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Le sort tragique de la baleine à bosse échouée en mer Baltique montre que, bien que les mammifères marins soient strictement protégés en Allemagne et dans l'UE, cette protection est souvent inefficace dans la pratique.
OceanCare exige donc des autorités allemandes la mise en œuvre stricte des obligations de protection existantes - notamment dans les secteurs de la pêche ainsi que de la pollution due au bruit sous-marin et au plastique.
OceanCare demande une réduction régionale de la vitesse maritime en mer du Nord et en mer Baltique. Cela réduirait à la fois le bruit, les émissions et les risques de collision avec les animaux marins.
La récente désignation de trois zones de protection pour les marsouins de la mer Baltique, fortement menacés, est un pas important. Elle ne sera cependant efficace que si elle est suivie de mesures concrètes et de mises en œuvre strictes.
OceanCare souligne que la cause exacte de l'égarement et de l'échouage répété de l'animal ne peut être pleinement comprise qu'en se basant sur des connaissances expertes fondées. Dans le même temps, le cas montre déjà très clairement : bien que les mammifères marins soient strictement protégés en Allemagne et dans l'UE, cette protection est trop souvent inefficace dans la pratique.
Le droit de l'UE est pourtant l'un des plus stricts au monde : la directive « Habitats » protège les baleines et les dauphins de manière exhaustive, la directive-cadre « Stratégie pour le milieu marin » oblige les États membres à atteindre un bon état environnemental des mers, et avec ASCOBANS, il y a aussi des obligations internationales de protection pour les petits cétacés en mer du Nord et en mer Baltique. Cela montre donc clairement que l'essentiel n'est pas seulement l'existence de règles, mais leur mise en œuvre effective.
Le sort de la baleine à bosse touche de nombreuses personnes. OceanCare partage cette inquiétude et remercie les nombreux acteurs pour leurs efforts. Il est maintenant crucial de comprendre la situation objectivement - et de laisser suivre des mesures politiques concrètes.
Strander des baleines ne sont souvent pas des événements naturels isolés, mais des occasions tristes d'aborder les lacunes de protection qui persistent. De nombreuses activités humaines en mer ne sont toujours pas conformes à la protection des mammifères marins en vigueur.
Cela inclut notamment des méthodes de pêche destructrices telles que la pêche au chalut et la pollution des mers avec des équipements de pêche perdus ou éliminés de manière inappropriée. En outre, le bruit sous-marin croissant stresse et désoriente les baleines, tandis que les navires rapides entrent souvent en collision avec eux. Selon les experts, la baleine à bosse échouée aurait subi des blessures au cours de sa vie qui pourraient provenir d'une hélice de bateau et de filets de pêche.
Nicolas Entrup, Directeur des Coopérations Internationales chez OceanCare, déclare :
« La baleine à bosse échouée révèle douloureusement le fossé entre l'exigence de protection et la réalité. Bien que les mammifères marins soient strictement protégés, il manque trop souvent une mise en œuvre rigoureuse des lois. Pour que moins d'animaux souffrent, s'échouent et meurent, les règles existantes doivent enfin être appliquées efficacement. Et là où cela est nécessaire, aussi renforcées. »
C'est particulièrement urgent au regard du grand dauphin de la mer Baltique, menacé d'extinction. Avec moins de 500 individus, cette seule espèce de baleine indigène de la mer Baltique est l'un des mammifères marins les plus menacés au monde. La récente désignation de trois nouvelles zones de protection par le Schleswig-Holstein est donc un signal positif et important. Cependant, ces zones de protection ne révéleront toute leur valeur que si les paroles sont suivies d'actions.
OceanCare appelle donc la politique allemande, à tous les niveaux, national, régional et international, à prendre les mesures suivantes :
Des mesures de protection strictes et efficaces pour le marsouin en mer Baltique. Cela nécessite la mise en œuvre rigoureuse des règles de protection existantes et récemment établies.
Une réduction significative du bruit sous-marin en mer du Nord et en mer Baltique, y compris par l'élargissement du concept de protection contre le bruit existant en mer du Nord à toutes les mers allemandes. Comme les mammifères marins utilisent le son pour s’orienter, communiquer et chercher de la nourriture, le bruit représente une menace directe pour leur survie. Grâce à l'élargissement du concept de protection contre le bruit, l'état environnemental souhaité selon la stratégie marine de l'UE (MSFD) doit être atteint.
OceanCare demande l'interdiction des activités sismiques pour la recherche de gisements de pétrole et de gaz dans toutes les eaux allemandes.
Une réduction obligatoire de la vitesse maritime en collaboration avec les États voisins en mer du Nord et en mer Baltique. La seule mise en œuvre d'une réduction de la vitesse en mer réduira la consommation de carburant, les émissions de gaz à effet de serre, le bruit sous-marin et le risque de collisions avec des baleines.
Une meilleure protection contre les effets néfastes de la pêche. Cela inclut notamment une action décisive contre les équipements de pêche perdus ou éliminés de manière inappropriée ainsi que la réduction des taux de prises accessoires. Les activités de pêche particulièrement destructrices, comme la pêche au chalut pélagique, doivent être totalement éliminées d'ici 2030.
OceanCare souligne également la dimension internationale de ces cas. De nombreuses menaces pour les mammifères marins migrateurs ne connaissent pas de frontières étatiques. Les filets fantômes et la pollution plastique menacent les animaux marins dans le monde entier. C'est pourquoi OceanCare plaide pour un accord mondial contraignant sur le plastique. Ce dernier doit aborder les causes de la pollution marine, aborder le problème des filets fantômes et, avec le nouvel accord sur la protection de la haute mer, créer de meilleures solutions pour les espèces migratrices telles que les baleines à bosse.
Le bruit sous-marin croissant est également un problème transfrontalier. Les bruits continus de la navigation maritime et les émissions de bruit explosives dues à certaines activités industrielles, militaires ou sismiques affectent gravement non seulement les mammifères marins, mais l'ensemble de la faune marine. Les baleines à bosse, comme d'autres baleines, dépendent de l'acoustique pour la communication et l'orientation. Une politique marine efficace doit donc associer des mesures nationales à une coopération régionale et internationale.
OceanCare insiste en même temps que le bien-être de chaque animal doit toujours être une priorité. Les décisions concernant les mesures de sauvetage, l'assistance ou, le cas échéant, l'euthanasie doivent être prises par les experts et les autorités compétents sur la base de l'état de santé de l'animal. L'attention publique pour la baleine à bosse est néanmoins une opportunité : les gens s'intéressent souvent davantage au sort d'un animal individuel qu'aux menaces abstraites. C'est précisément pour cela que cette affaire peut aider à souligner les connexions plus larges et la responsabilité politique d'améliorer efficacement les conditions de vie des mammifères marins.
Fabienne McLellan, Directrice générale d'OceanCare, demande donc :
« L'attention pour la baleine à bosse échouée ne doit pas s'arrêter à l'inquiétude. Elle doit conduire à de meilleures conditions de protection pour tous les mammifères marins. En même temps, le cas offre l'occasion de réfléchir - et de remettre en question les impacts de notre comportement de consommation. Que ce soit les déchets plastiques dans les mers ou le poisson, qui finit souvent dans nos assiettes grâce à des méthodes de pêche destructrices : le monde marin souffre de notre consommation et devient, au pire, un dommage collatéral. Si nous voulons vraiment protéger les baleines et les autres animaux marins, nous devons également être prêts à changer notre comportement.
Note de l'éditeur : Les droits d'image appartiennent à l'éditeur respectif. Droits d'image: OceanCare
OceanCare est une organisation non gouvernementale internationale dédiée à la protection des mers, fondée en 1989 en Suisse.
L'organisation s'engage pour la protection et la restauration de l'environnement marin et des animaux marins, en combinant recherche, projets de protection et éducation. Les objectifs d'OceanCare incluent la pollution marine, le changement climatique, la chasse aux mammifères marins et les impacts environnementaux de la pêche.
Le travail d'OceanCare est soutenu par une équipe d'experts scientifiques, juridiques et politiques et comprend une collaboration stratégique avec des organisations de la société civile et des coalitions dans le monde entier. OceanCare est un partenaire accrédité officiellement et observateur à plusieurs conventions et autres forums internationaux.
Remarque : Le texte « À propos de nous » provient de sources publiques ou du profil de l’entreprise sur HELP.ch.
Source : OceanCare, communiqué de presse
Article original en allemand publié sur : Gestrandeter Buckelwal in der Ostsee: Warum der bestehende Schutz für Meeressäuger oft nicht ausreicht
Traduction automatique depuis l’allemand avec l’aide de l’intelligence artificielle. Contenu relu pour le lectorat francophone. Seul le texte original du communiqué de presse fait foi.