Première conférence axée sur la mise en œuvre : Des représentants de près de 80 pays se réunissent à Santa Marta, en Colombie, pour promouvoir des étapes concrètes vers la sortie des énergies fossiles.
Du discours à l'action : Une "coalition des volontaires" veut agir face à la crise climatique qui s'aggrave, sans attendre un consensus mondial.
16 ans après la catastrophe de Deepwater Horizon : L'extension des activités fossiles dans les océans augmente les risques pour les écosystèmes marins et leur faune, comme le rorqual de Rice, gravement menacé dans le golfe du Mexique.
Point chaud climatique de la Méditerranée : Alors que les activités fossiles se poursuivent, les écosystèmes marins de la région méditerranéenne subissent déjà des pressions énormes.
16 ans après la catastrophe de Deepwater Horizon le 20 avril 2010, les États-Unis relancent l'exploitation des énergies fossiles dans le golfe du Mexique – avec des conséquences potentiellement graves pour la faune marine, notamment le rorqual de Rice, gravement menacé.
En même temps, un fragile espoir émerge en Colombie : les 28 et 29 avril, des représentants de près de 80 États se réunissent à Santa Marta pour promouvoir, dans le cadre d'une "coalition des volontaires", des étapes concrètes pour la sortie des énergies fossiles.
Cependant, bien que la conférence puisse marquer un tournant, il y a déjà un besoin d'action concret dans des points chauds climatiques comme la Méditerranée.
Cette rencontre à Santa Marta représente une nouvelle approche de la politique climatique internationale : au lieu de nouvelles négociations, l'accent est mis sur la mise en œuvre des engagements existants. Cela repose sur la prise de conscience croissante qu'il ne manque pas d'accords politiques, mais de leur application rigoureuse.
Selon OceanCare, ce moment démontre également clairement une chose : la protection du climat et la protection des océans sont indissociables – et les deux exigent maintenant la mise en œuvre rigoureuse d'une sortie des énergies fossiles.
Pourquoi les océans sont sous pression.
Les activités offshore liées aux énergies fossiles aggravent à la fois le changement climatique et les dommages directs aux écosystèmes marins. En même temps, elles sont une source majeure de bruit sous-marin.
Lors des prospections sismiques pour rechercher de nouveaux gisements de pétrole et de gaz, des dizaines de canons à air sont utilisés simultanément – ils produisent le bruit d'origine humaine le plus fort dans l'océan. Les impulsions sonores atteignent jusqu'à 260 décibels et sont émises toutes les dix à quinze secondes en direction des fonds marins à travers toute la colonne d'eau pendant des semaines ou des mois.
Pour les baleines et les dauphins, qui dépendent du son pour communiquer, s'orienter et chercher de la nourriture, cela a des conséquences graves : perturbations comportementales, déplacements de leurs habitats et stress à long terme.
La Méditerranée est à court de temps.
Pour OceanCare, l'urgence est particulièrement évidente en Méditerranée – une région qui se réchauffe plus rapidement que de nombreux autres espaces marins dans le monde.
Néanmoins, la recherche de gisements de pétrole et de gaz et leur exploitation continuent d'être promues dans certaines parties de la région – parfois même dans ou à proximité de zones marines protégées. Cela augmente encore la pression sur les espèces déjà menacées comme les baleines et les dauphins. Le bruit impulsif sous-marin, en particulier, affecte non seulement les mammifères marins, mais presque tous les organismes marins, y compris les poissons et les invertébrés.
Cependant, certains pays montrent qu'une autre voie est possible : le Portugal, la France et l'Espagne ont complètement ou partiellement arrêté de nouvelles autorisations pour l'exploration pétrolière et gazière dans leurs eaux. Ils prouvent ainsi que l'action régionale est possible et efficace.
OceanCare demande donc :
L'arrêt des nouvelles activités fossiles offshore : Aucune nouvelle licence pour la recherche de gisements de pétrole et de gaz et un calendrier clair pour la sortie de l'extraction existante.
L'interdiction des prospections sismiques pour la recherche de pétrole et de gaz, car elles comptent parmi les sources les plus intensives de bruit sous-marin.
Réduire la pollution plastique à la source : Des règles contraignantes pour limiter et réduire progressivement la production de plastique neuf à des quantités durables.
Renforcer les mesures régionales : Les accords existants, notamment dans des régions sensibles comme la Méditerranée, doivent être mis en œuvre de manière conséquente.
Nicolas Entrup, responsable de la collaboration internationale chez OceanCare, demande donc :
"Les océans paient le prix de notre dépendance continue aux énergies fossiles – par les changements climatiques, le bruit sous-marin et le risque de marées noires dévastatrices. Nous savons depuis longtemps ce qu'il faut faire. Ce n'est pas le savoir ou les connaissances scientifiques qui manquent, mais la volonté politique. La conférence de Santa Marta doit donner l'impulsion nécessaire pour promouvoir la sortie des énergies fossiles, accélérer la transition énergétique et faire enfin de la protection des mers une priorité.
Des forages fossiles à la pollution plastique : les activités humaines poussent les écosystèmes marins à leurs limites. Ceux qui veulent protéger les océans doivent s'attaquer enfin à ces causes – au lieu de gérer uniquement leurs conséquences."
Carlos Bravo Villa, spécialiste de la politique des océans chez OceanCare, commente :
"Depuis des décennies, il est clair que nous devons abandonner les énergies fossiles – et pourtant, on continue de chercher de nouveaux gisements. Cette contradiction n'est plus tenable. Nous ne pouvons pas prétendre protéger les océans tout en recherchant du pétrole et du gaz dans le fond marin.
Ce dont nous avons maintenant besoin, ce sont des mesures concrètes : aucune nouvelle recherche offshore de gisements de pétrole et de gaz, un calendrier clair pour la sortie de l'exploitation existante et des plans de mise en œuvre régionale forts. La Méditerranée ne peut pas attendre un consensus mondial. Dans l'une des régions marines qui se réchauffent le plus rapidement au monde, les prospections sismiques et les activités fossiles mettent déjà fortement sous pression les baleines et autres organismes marins – même dans les zones protégées.
La conférence de Santa Marta pourrait envoyer un signal mondial important : mais dès maintenant, nous devons agir à l'échelle régionale.
Contact Médias
Anton Mattmüller, Porte-parole OceanCare
amattmueller@oceancare.org, +43 681 10619366
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