Le Conseil fédéral a exprimé aujourd'hui ses idées sur la future politique agricole. Il a souligné sa volonté de renforcer la production alimentaire et la sécurité de l'approvisionnement. Il renonce également à l'introduction de taxes incitatives. L'Union suisse des paysans (USP) accueille favorablement cette décision, car cela n'aurait fait qu'augmenter le coût de production des aliments en Suisse et entraîner un lourd fardeau administratif.
Par ailleurs, le Conseil fédéral souhaite améliorer la situation de la production primaire sur le marché, ce qui est également très positif. Le troisième point encourageant est l'intention du gouvernement de s'attaquer au problème des lourdeurs administratives.
En revanche, le Conseil fédéral maintient ses plans d'austérité et n'est pas disposé à financer les charges supplémentaires identifiées. Le cadre budgétaire proposé pour 2030-33 est inférieur de 750 millions de francs à celui en vigueur. L'AP2030 devient ainsi une proposition d'austérité. Les exigences émises par le Parlement dans le cadre de la motion 22.4251 concernant la future structuration de la politique agricole tournent au ridicule. La situation financière déjà insuffisante dans l'agriculture se dégraderait encore. Les réductions budgétaires sont également inappropriées, car les dépenses pour l'agriculture sont restées nominalement stables depuis 25 ans, tandis que les dépenses fédérales ont augmenté de 80%. L'USP s'attend à ce que les prestations supplémentaires demandées soient correctement compensées et que l'inflation soit prise en compte.
L'USP appelle le Conseil fédéral à corriger ce point lors de l'élaboration des documents de consultation et à mettre les ressources appropriées à disposition.
