Les indices boursiers des marchés émergents (Emerging Markets ou EM) ont eu, au cours des dernières années, des difficultés, pour dire le moins, à suivre le marché mondial des actions. L’une des principales raisons de cette évolution était la forte domination du marché boursier américain, souvent expliquée par le concept de l’exceptionnalisme américain – ce dernier supposerait, sans modestie, que les USA jouent un rôle unique dans l’histoire mondiale et se différencient fondamentalement des autres nations.
Certes, ces comparaisons ne sont pas complètement tirées du néant, car comme nous l'avons détaillé dans notre article de blog à ce sujet publie l'année dernière, le développement solide du marché boursier américain reposait sur un mélange de performances bénéficiaires supérieures et de valorisations en hausse constante – notamment en comparaison relative. Déjà à l'époque, nous avons conclu qu'il nous semblait judicieux de miser aussi sur la diversification au niveau régional et de rechercher activement des opportunités autour du globe...
Les marchés émergents ont derrière eux une longue phase de sous-performance
Un regard sur les dernières années révèle, comme indiqué précédemment, que les marchés émergents ont été bien en deçà du marché mondial des actions de 2021 à 2024 et, même après une année 2025 forte, comptent encore une sous- performance cumulée de plus de 56 %. Partant de cette base, on peut supposer un certain potentiel de rattrapage, ce qui rend opportun un examen frais des actions des marchés émergents.
Les
cinq piliers de notre thèse positive sur les EM
Nous fondons notre cas d'investissement sur l'analyse des cinq domaines suivants : Conjoncture,
Politique monétaire et budgétaire, Gains des entreprises et secteurs, Valorisation et flux ainsi que
Géopolitique, qui seront discutés en détail ci-après...
