Pendant que l'on débat de l'immigration, 92’400 Romands envisagent de quitter la Suisse

31.07.2026 | de Comparis.ch AG

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31.07.2026, Zurich - Les Romands souffrent du coût élevé du logement. C'est ce que révèle l'enquête représentative du service de comparaison en ligne Comparis avec le plus grand portail immobilier de Suisse. Environ 70 % des personnes interrogées ont indiqué qu'elles trouvaient le loyer ou le prix d'achat cher dans leur région actuelle. Pas étonnant qu'un déménagement de l'autre côté de la frontière, en France, soit financièrement attrayant pour beaucoup.


Les coûts élevés du logement font de la France une alternative pour de nombreuses Suisses romandes. Environ sept sur dix personnes interrogées considèrent le loyer ou le prix d'achat dans leur région comme chers. 4,2 % des répondants - soit environ 92’400 Westschweizer - recherchent activement un bien immobilier en France. «Alors qu'en Suisse, on discute des limitations de l'immigration, beaucoup de Romands envisagent, pour des raisons de coût, de franchir eux-mêmes la frontière. Cela montre à quel point le coût du logement a désormais un impact sur le quotidien», déclare l’expert immobilier de Comparis, Harry Büsser.

Toutes les régions de langue française ont été sondées, y compris les communes du canton de Berne. Des différences régionales significatives apparaissent. Dans le canton de Genève, la moitié des personnes interrogées considèrent non seulement que les coûts du logement sont élevés, mais très élevés, contre seulement 10 % à Berne, 11 % dans le Jura et 12 % en Valais.

La charge financière laissée par les coûts du logement dans le budget des ménages est préoccupante: un quart des répondants ont déclaré dépenser 36 % ou plus de leur budget ménager pour le logement. Huit pour cent dépensent même plus de la moitié de leurs revenus pour le logement. Ainsi, la France apparaît pour les Romands comme un pays d'émigration attractif, où le coût du logement ne représente souvent qu'une fraction de ce qu'il est en Suisse.

Des coûts de logement réduits sont la principale raison de l'attractivité de la France.

Comme lors de l'enquête de l'année dernière, dans un adulte sur trois en Romandie (30 %) peut envisager de déménager en France. 4,2 % des répondants déclarent être actuellement à la recherche active d'un logement ou d'une maison en France - soit 92’400 Romands.

Le motif est encore plus marqué que l'année précédente: un plus grand nombre de répondants qu'en 2025 s'attend à des loyers plus bas ou à des prix d'achat moins chers pour la propriété lors d'un passage de la frontière (38 % contre 34 % l'année précédente).

Même si la France est attrayante, il existe un obstacle majeur pour déménager: 4 Romands sur 10 n'acceptent pas de temps de trajet plus longs pour économiser sur le logement. 34 % accepteraient au maximum une demi-heure de trajet en plus. En conséquence, environ trois quarts des répondants n'acceptent pas ou seulement de manière très limitée un temps de trajet supplémentaire. «Beaucoup de Romands restent piégés dans la navette, car la France serait financièrement attrayante, mais un trajet plus long est peu acceptable», explique Harry Büsser, expert immobilier de Comparis.

Aujourd'hui, de nombreux Romands ont un temps de trajet relativement court : 38 % prennent entre un quart d'heure et une demi-heure, 21 % moins d'un quart d'heure. 21 % autres entre 31 et 60 minutes, un peu plus de 6 % parcourent plus d'une heure.

Encore plus que le temps de trajet, ce sont les obstacles sociaux et organisationnels qui sont importants. La distance avec la famille et les amis est souvent citée par les répondants. Viennent ensuite le temps de trajet et la connexion par les transports, ainsi que les incertitudes concernant l'administration, les impôts et l'assurance maladie. Ainsi, bien que la France soit financièrement intéressante pour beaucoup, elle reste exigeante sur le plan pratique quotidien.

«Le prix attire. Mais le quotidien, la famille et l'administration ont aussi leur mot à dire», nous dit Büsser. «La France peut être financièrement attrayante pour les Romands. Mais la réussite d'un déménagement dépend de sa viabilité dans la vie quotidienne.»

Les frontaliers dans l'entourage réduisent la barrière psychologique.

Le passage de la frontière n'est toutefois pas une idée abstraite. Environ 68 % des répondants connaissent des amis ou des connaissances vivant comme frontaliers en France, ce qui réduit la barrière. Ceux qui connaissent de tels exemples dans leur propre entourage voient alors un déménagement comme une option réalisable et non comme un saut dans l'inconnu.

«Les frontaliers dans le cercle de relations transforment une idée abstraite en une option réelle», déclare Büsser. «On voit alors non seulement l'avantage prix, mais aussi comment la vie quotidienne de l'autre côté de la frontière fonctionne réellement.»

Les appartements sur le marché sont souvent trop chers pour passer à un autre.

Parce que les appartements disponibles sur le marché sont souvent beaucoup plus chers que les loyers existants, de nombreux Romands restent longtemps dans leur situation actuelle. 44 % des répondants vivent depuis plus de 10 ans dans le même appartement ou la même maison. Cette stabilité est particulièrement marquée chez les Romands plus âgés: 70 % des plus de 56 ans vivent depuis plus de dix ans au même endroit. Chez les 36-55 ans, c'est 39 %, et même chez les 18-35 ans, déjà 29 % sont concernés. «Les personnes vivant depuis longtemps dans le même appartement n'ont guère la motivation de déménager, pas même au-delà de la frontière», suppose Büsser.

La clé reste plus d'espace résidentiel dans les centres.

L'analyse ne révèle pas une histoire simple d'émigration, mais un conflit d'objectifs: rester est cher, partir est compliqué. Pour de nombreux Romands, la France propose un soulagement financier possible, mais ce n’est pas une solution facile.

Pour Büsser, cela ne repose pas uniquement du côté de la demande. «Le besoin de logements devient critique lorsque l'offre ne suit pas la demande», précise-t-il. «Si beaucoup de gens veulent habiter là où se trouvent les emplois, l'infrastructure et l'environnement social, il faut construire davantage précisément à ces endroits.»

Conseils pour émigrer.

Comparer les coûts totaux plutôt que seulement les coûts de logement.

Un loyer moins cher ou un prix d'achat plus avantageux ne suffisent pas comme base de décision. La situation de logement actuelle doit être comparée à un déménagement au sein de la Suisse et à un déménagement en France, y compris le calcul des impôts, de l'assurance maladie, de l'énergie, de la mobilité, des assurances, des charges et des risques de change.

Tester le temps de trajet de façon réaliste.

Ne vérifiez pas seulement la distance sur la carte. Ce qui compte, ce sont les temps de trajet aux heures de pointe, le trafic frontalier, la connexion au transport public, la situation de stationnement et les règles du télétravail.

Vérifiez les scénarios.

Une alternative moins chère doit convenir non seulement aujourd'hui, mais aussi en cas de changements dans les trajets, les obligations familiales, les taux d'intérêt, les frais annexes ou les prix de l'énergie.

Prendre en compte l'environnement social.

La proximité avec la famille, les amis, les services de garde d'enfants, l'école ou les soins peut relativiser un avantage financier. Un déménagement modifie non seulement les coûts de logement, mais aussi l'organisation quotidienne et le soutien personnel.

Méthodologie.

L'enquête représentative a été menée par l'institut d'études de marché Innofact, sur commande du comparateur en ligne comparis.ch, qui gère le plus grand portail immobilier indépendant de Suisse. L'enquête s'est déroulée en mai 2026. 1’001 personnes ont été interrogées dans les cantons de Genève, du Jura, de Neuchâtel et de Vaud ainsi que dans les parties francophones des cantons de Berne, Fribourg et Valais.

Informations supplémentaires:

Harry Büsser
Expert immobilier
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E-mail: media@comparis.ch
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À retenir de cet article: « Pendant que l'on débat de l'immigration, 92’400 Romands envisagent de quitter la Suisse »


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Source : Comparis.ch AG, communiqué de presse

Article original en allemand publié sur : Während über Zuwanderung gestritten wird, wollen 92’400 Romands die Schweiz verlassen


Traduction automatique depuis l’allemand avec l’aide de l’intelligence artificielle. Contenu relu pour le lectorat francophone. Seul le texte original du communiqué de presse fait foi.