Politiques climatique et économique désastreuses : auto-schweiz critique le renoncement à la flexibilisation de la réglementation sur les émissions de CO2

02.02.2026 | de auto-schweiz

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02.02.2026, auto-schweiz, l'association des importateurs suisses d'automobiles, constate avec grande stupéfaction que les lourdes charges de transformation de leurs membres et des partenaires commerciaux PME n'ont pas trouvé écho auprès de la Commission de l'Environnement, de l'Aménagement du territoire et de l'Énergie (UREK-N). Aux coûts directs des sanctions CO2, estimés par la Confédération à 125 millions de francs, s'ajoutent des coûts dits d'évitement d'un montant au moins équivalent. Les dommages économiques causés par la voie particulière suisse sont immenses et menacent la compétitivité ainsi que les investissements futurs. Avec le recul à la 13e place en Europe concernant la montée en puissance de la mobilité électrique et le parc automobile le plus vieux de l'histoire de la Suisse, les objectifs climatiques deviennent inaccessibles à cause de cette voie particulière.


Le mardi, la Commission de l'Environnement, de l'Aménagement du territoire et de l'Énergie (UREK-N) a retiré son initiative de flexibilisation des réglementations sur les émissions de CO2 pour les années 2025 à 2027 (25.481), renonçant ainsi à ajuster la loi sur le CO2 en synchronisation avec l'Union Européenne (UE). L'UE a accordé aux fabricants une période de transition de trois ans pour atteindre les objectifs de CO2 sans remettre en question les valeurs cibles.

"La mince majorité au sein de la commission accepte en pleine conscience les perturbations économiques dans le secteur automobile suisse, mettant ainsi en danger les emplois, les apprentissages et les investissements. Une telle politique éloignée des réalités est particulièrement irresponsable compte tenu de la conjoncture tendue et de la situation économique difficile du secteur automobile suisse", explique Peter Grünenfelder, président de l'association.

Thomas Rücker, directeur d'auto-schweiz, critique : "Nous soutenions pleinement les objectifs de cette initiative de la commission et sommes profondément déçus que les préoccupations parfois existentielles des entreprises d'importation et surtout de leurs partenaires commerciaux n'aient pas été entendues par la commission. L'évaluation de la commission, selon laquelle des paiements de sanctions d'environ 125 millions de francs sont "supportables", méconnaît la réalité économique de l'industrie automobile suisse et ses préoccupations financières liées à un marché global en baisse et à la demande insuffisante de véhicules branchés due à la réglementation."

Le marché des voitures neuves atteint, hormis les effets de la pandémie, son niveau le plus bas depuis plus de 25 ans, les marges subissent une pression considérable, et de nombreuses entreprises sont confrontées à des volumes en baisse et à des coûts qui montent. Les sanctions de cette envergure privent le secteur des fonds essentiels pour les investissements, les innovations et le maintien des emplois. Contrairement à l'affirmation dans le communiqué de presse de la commission, cette décision ne concerne pas seulement les grands importateurs, mais affecte également les garagistes et les PME dans toute la Suisse ainsi que les acheteurs de voitures.

Au cours de l'année dernière, le secteur a tout fait pour respecter les objectifs d'émissions de CO2. Rücker explique : "Les frais d'évitement ainsi générés sont exceptionnellement élevés et dépassent les coûts de sanctions directs." Parmi les frais d'évitement, on trouve, par exemple, : réduction des dépenses publicitaires, dévaluation des véhicules de démonstration intentionnellement maintenus largement disponibles, dévaluation disproportionnée des véhicules d'occasion en raison de la faible demande, ainsi que les stocks élevés de véhicules branchés et les dépenses pour le commerce des émissions. L'association prévoit que ses membres, qui couvrent environ 95% du marché d'importation suisse, et les partenaires commerciaux adopteront des mesures d'économie supplémentaires pour réduire les coûts opérationnels et une diminution supplémentaire du réseau de distributeurs.

Tandis que la Suisse s'accroche obstinément à son régime de sanctions strict et pèse ainsi annuellement sur le secteur national de l'importation automobile avec des sanctions, le reste de l'Europe tente d'éviter les conséquences des sanctions. En plus, l'industrie automobile fortement sollicitée est soutenue pour renforcer la demande ainsi que la compétitivité. En Suisse, des réglementations CO2 rétroactivement et en cours d'année ajustées et, à partir du 1er janvier 2024, une taxe automobile de 4 % sur les véhicules électriques ont déjà été mises en place de manière supplémentaire. Avec l'érosion continue des conditions cadres, les objectifs climatiques deviennent inaccessibles à cause de cette voie particulière. Aujourd'hui, la Suisse occupe la 13e place en Europe concernant la montée en puissance de la mobilité électrique et présente le parc automobile le plus vieux de l'histoire de la Suisse.

Pour atténuer ces perturbations économiques et écologiques, il est désormais urgent de renoncer à la taxe automobile de 4 % et d'adopter un cadre réglementaire plus réaliste face au marché. auto-schweiz poursuivra ses efforts en faveur de meilleures conditions cadres, même après la décision négative de l'UREK-N.

Note de l'éditeur : Les droits d'image appartiennent à l'éditeur respectif.


À retenir de cet article: « Politiques climatique et économique désastreuses : auto-schweiz critique le renoncement à la flexibilisation de la réglementation sur les émissions de CO2 »

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auto-schweiz est l'association des importateurs officiels de véhicules automobiles. Nos membres distribuent, via environ 4 000 concessionnaires de marque en Suisse et au Liechtenstein, des voitures particulières et des véhicules utilitaires (légers jusqu'à 3,5 tonnes et lourds à partir de 3,5 tonnes de poids total), des bus ainsi que des cars pour une valeur de plus de 10 milliards de francs par an.

auto-schweiz fournit des services pour ses membres et le public, notamment dans les domaines de la politique des transports et de l'environnement, des statistiques ainsi que de la technique des véhicules automobiles.

Politically, auto-schweiz défend le secteur des véhicules motorisés, la circulation individuelle motorisée ainsi que les automobilistes.

Remarque : Le texte « À propos de nous » provient de sources publiques ou du profil de l’entreprise sur HELP.ch.

Source : auto-schweiz, communiqué de presse

Article original en allemand publié sur : Klima- und wirtschaftspolitisch fatal: auto-schweiz kritisiert Verzicht auf Flexibilisierung der CO2-Emissionsvorschrift


Traduction automatique depuis l’allemand avec l’aide de l’intelligence artificielle. Contenu relu pour le lectorat francophone. Seul le texte original du communiqué de presse fait foi.